Des soldes, des soldes, des soldes

On ne va pas se mentir, je rêverais d’être en RTT demain pour aller faire les soldes. Non pas que j’ai gagné à Euro Millions pendant les vacances de Noël, mais plutôt parce que j’ai incroyablement envie de dépenser de l’argent et de m’acheter des milliers de trucs.
Évidemment, aucun intérêt à aller se battre chez zara ou chez h&m. Le 1er jour des soldes doit uniquement être consacré aux super trucs chers repérés depuis des mois chez les créateurs divers et variés voire même chez les marques « très chers pour ce que c’est » mais qu’on aime malgré tout, genre Zadig, Sandro ou Paul & Joe.

Alors cette année, qu’ai-je envie de d’accrocher dans mon placard…

– la grosse besace Marc by Marc en cuir fauve (peu probable car quand même très cher et sûrement peu soldée)

– une sublime robe noire, Stella Mac Cartney, genre robe de soirée qu’on ne met qu’une fois, dos nu (très peu probable pour la même raison que la besace MJ)

– la douce veste en lapin panthère de Claudie Pierlot

– un adorable manteau vu chez Merci en gros tweed un peu mohair, beige/rosé poudré (pas d’avis sur la probabilité car je n’irai pas chez Merci avant samedi ET d’ici samedi il ne sera plus là)

– la mini en cuir clouté Sandro (très probable car abordable – mais restera-t-il ma taille ?)

– toute la collection de chez The Koople

Inutile de dire que tout cela va poser un sérieux problème d’argent et de timing… Bien qu’on soit d’accord, l’argent ça peut se gérer, mon banquier chéri ne va pas m’envoyer en prison pour un malheureux découvert.
Concernant le timing, soyons lucide, je n’aurai pas une minute demain pour aller shopper sereinement. J’ai bien tenté de repérer une ou deux boutiques sur mon parcours, mais non, rien de rien. En même temps, faut être réaliste, entre Levallois et St Ouen, c’est pas comme s’il y avait le Bon Marché. Bref, je vais être obligée de me ronger les sangs, en espérant qu’une harpie sans cœur ne va pas me voler ma jupe, mon manteau, ma besace et mon magasin The Koople.
Vous me direz, j’avais qu’à prévoir. C’est pas complétement faux. Mais suite à mes achats de la semaine dernière, je m’étais dit que je ne ferai pas les soldes. C’était sans compter le lessivage de cerveau sur le sujet.
La chair est faible, je le sais, et je ne cherche pas à résister.

Edit du 06/01/10, 11H38 : the skirt is mine! Thanks mum…

I love POLA

A nouvelle année, nouvel entête.

Et oui, je suis incapable de résister à la nouveauté futile.

J’aime ces polaroids qui impriment des moments de vie. Je voudrais d’ailleurs que les pellicules de pola soient inépuisables.

Je voudrais en tapisser des murs entiers pour garder au fond de moi ces instantanés et que rien ne s’efface.

Je voudrais que tout reste comme sur les photos, que rien ne bouge surtout.

Je voudrais à jamais que le temps s’arrête quand j’aime un moment.

Et c’est très con car dans 2 jours, on attaquera une nouvelle année, une nouvelle décennie. Alors que l’an 2000 c’était hier. Mais que s’est-il passé ? Dans quelle faille spatio-temporelle sous-je tombée pour me rendre compte qu’on est déjà en 2010 ? Alors qu’hier encore c’était 19xx. Est-ce le lot de tous les gens nés avant l’élection de Mitterand ? Évidemment, je parle de la 1ère, celle de mai 81.

Ces polas, c’est beaucoup de moi, une mosaïque de ce que j’aime, de parenthèses enchantées.

– il y a Sykia et sa plage de galets ; le plus bel endroit du monde, celui qui me fait le plus de bien. Jamais je ne pourrai m’en passer. Et puis à Sykia, il y a ma douce Daphné.

– il y a ma photo « Ed Hooper ». Une lumière improbable sur une place de village maltais tout aussi improbable. Elle m’accompagne depuis de longs mois, fidèlement,  symbole d’une histoire passée.

– il y a les lumières de ma ville et les planches de Deauville.

– il y a les gâteaux, les california rolls, la bouffe en général. Merveilleux exécutoire que de nourrir les autres.

– il y a le cerisier chez mes parents. J’aime ses fleurs au printemps et ses cerises en été. Et la cueillette rituelle avec les amours de neveux.

– il y a le foto automat du jeu de paume, mon préféré. Je voudrais y aller toutes les semaines pour garder des traces de moi. Ma mégalomanie, définitivement.

– il y a plein d’autres choses encore.

Il faut définitivement que j’attaque les pola de chaussures cette année.  J’ai de quoi tenir le siège d’Alesia. Profitons de ce dernier jour de l’année, buvons du champagne et embrassons-nous.

2009, annus horribilis

Qu’est-ce qu’on fait le dimanche à 13h après des nuits très remplies ? Et bien on regarde les Guignols sur Canal. C’est rassurant comme Chuck Norris sur TF1. Quoiqu’il se passe, le dimanche, y a les Guignols. Un peu comme les histoires d’animaux sur France 4 le samedi.

Donc, une fois n’est pas coutume, je regardais ce midi les Guignols et fêtes de fin d’année oblige, c’était la rétrospective 2009. J’ai donc revécu en condensé cette année 2009 et je me suis dit 2 choses :

– La première, c’est que l’on oublie vite. En tout cas j’oublie vite. Comme si l’avalanche médiatique dans laquelle on est pris en permanence chassait une actualité pour en apporter une autre. C’est « le jour de la marmotte » de l’info dans ma tête. J’avais oublié plein d’événements pourtant importants pour ne garder en tête que les choses de ces dernières semaines.

– La deuxième c’est que revivre en quelques minutes la connerie de notre gouvernement,  c’est dur.  Des déclarations de Sarko à celles de Besson en passant par des textes de loi et des décisions arbitraires, et bien ça donne sacrément envie de vomir.

Spontanément, je crois qu’on peut dire qu’on a eu une année de merde. La seule chose de bien, c’est évidemment l’arrivée au pouvoir d’Obama, mais bon, comme c’était en janvier, c’est déjà drôlement loin, rapport à mon Alzheimer. Mais sinon, on s’est quand même vraiment farci du lourd en 2009. Et puis en plus, c’est pas comme si c’était fini. Je suis à deux doigts de boycotter tous les medias cette semaine et me concentrer uniquement sur la préparation des soldes de janvier.

Mais pour éviter de finir l’année ruinée en plus (rapport au fait que je ne pourrai pas attendre les soldes), je me suis dit que ce serait pas mal d’essayer de trouver quand même des trucs chouettos en 2009. Voici donc une liste, j’adore les listes, de mes jolis souvenirs, des trucs que j’ai aimés.

– le nouvel album de Phoenix, WAP et le fabuleux concert de l’Elysée Montmartre. Il faisait environ 48 degrès dans la salle mais j’étais devant, bien avec mes potes, Thomas Mars était grandiose et le bassiste sexy.  Donc merci Phoenix.

– L’affirmation du Boy Friend jean’s comme le nouveau slim. Car j’ai toujours trouvé incroyablement sexy qu’une fille s’habille avec les trucs de son jules. Avec une paire de ballerines ou des escarpins incroyablement hauts, on est belle.

– Entre les murs, vraiment excellent.

– Mais aussi, pour en finir sur les images, Braquo, Dexter 4, Mad Men, Andy Warhol au Grand Palais, Martin Parr, le foto Automat du jeu de Paume, la tour Eiffel toute bleue.

– La Grèce en juin. Une parenthèse enchantée dans la vie. J’aime tant y retrouver Daphnée, refaire le monde avec elle tous les soirs en buvant du vin et en fument des cigarettes.

– Un roman français de Frédéric B. Très joli roman, qui m’a vraiment surprise. Ceci dit, j’avais déjà bien aimé Windows on the World sorti il y a quelques années. Donc merci pour ce beau moment.

– Les commémorations du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin. En 1989, j’étais déjà en âge de vivre un événement historique et de me sentir y participer. Même si je n’avais pas encore eu les cours de terminal sur l’après-guerre, le monde bi-polaire, la construction du mur et tout ce qui va avec, on était tellement baigné dans cette fatalité historique que ces mouvements libertaires avaient une vraie résonance pour moi.
Pour la 1ère fois de ma vie, je vivais l’Histoire, j’en étais fière et j’aurai voulu courir taper dans le mur avec les berlinois.

– La validation du port de la mini mini-jupe par les plus de 20 ans par ELLE. En tant que grande pratiquante, il était temps que j’ai l’approbation de mon guide spirituel. Alléluia, nous sommes en communion.

Et puis toujours les fêtes, les marlboro light, le Côte du Rhône, les potes. Car ça fait du bien.

Il faudrait que je fasse une liste des j’ai pas aimé. Elle serait bien longue.

Quand le blues du dimanche soir devient le blog du dimanche soir

A chaque fois que je reprends la parole sur ce blog délaissé, c’est la même ritournelle. J’aime écrire, même n’importe quoi, mais je ne me donne pas le temps de le faire. Alors je me dis que finalement, le dimanche, c’est plutôt pas mal.

Cette année, j’ai admirablement géré les cadeaux de Noël, je n’ai pas donc eu à me jeter dans la gueule du Bon Marché avec 8 milliards de personnes aujourd’hui. La chose la plus décadente que j’ai faite est d’aller hier attraper deux trucs aux Abbesses qui me me manquaient et ce sans douleur. Y avait personne. En même temps, j’ai été vaccinée cette année, non pas contre la grippe A H1N1 du cochon qui a couché avec un poulet, mais contre la queue puisque je me rappelle encore de ce périple pénible chez UNIQLO…  Bref, je me suis donc retrouvée face à un dimanche incroyablement oisif.

J’en ai profité pour me faire une remise à niveau de la série, dédicace spéciale à HADOPI. Mais quand même au bout de 6h de vidéo, les yeux rivés sur l’écran 19 pouces de mon mac favori, je me dis que je pourrai passer à autre chose.

Genre un film à la télé ?

Et là, c’est à ce moment précis que s’opère le virage de la soirée.

Entre happy Feet que j’ai déjà vu avec mes neveux chéris – suivi inévitablement d’une séance au Mac Do à base de Happy Meal, la grande Vadrouille – toujours bien mais au bout de la 30ème diffusion, on peut se lasser, et autres joyeusetés, je me retrouve comme la cigale, dépourvue.

Et c’est maintenant que j’ai plutôt envie de sortir.

Alors du coup, je me dis que je vais instaurer le dimanche comme le jour du blog, une sorte d’hommage à France 2 et à Jour du seigneur.  C’est malin non ?

Donc ce soir, je blogue. Alors vous allez me dire, c’est bien joli tout ça, mais on blogue sur quoi ?

Alors on a l’embarras du choix dans les sujets. Entre notre gouvernement quasi totalitariste et décérébré (tribute to the lip dub), l’échec de la petite sirène, l’Eurotunnel qui est coincé et le doigt de Besancenot, y aurait de quoi s’insurger. Et se fâcher tout rouge.

Mais comme je ne voudrais pas du tout pourrir l’ambiance de ce blog léger, j’ai décidé d’annoncer très officiellement que le vernis à ongle fluo n’est pas réservé à l’été. Eh ouais. Je veux le porter même l’hiver. Je suis complétement dingue, je sais. Et là dessus, j’ai découvert, avec une pointe d’angoisse je dois bien l’avouer, qu’une autre m’avait devancée sur ce sujet stratégique en la personne d’Arielle Dombasle. Et ouais, la femme de BHL se met le même vernis Uslu fluo que moi sur les pieds. C’est dingue. C’est flippant surtout. Mais j’ai décidé d’être plus forte que ces préjugés.

Et pour que ce blues du dimanche soir soit quelque peu bénéfique, voici quelques souvenirs so 2009 qui font du bien (le début de mon « le meilleur de 2009 », celui de 2008 avait été assez superbe).

J’ai quand même un coup de gueule du dimanche soir. C’est le vol à Auschwitz du Arbeit Marcht Frei. C’est incroyable, ce symbole de l’holocauste, aujourd’hui musée, s’est vu dérobé l’inscription en métal qui ornait le portail d’entrée, longue quand même de 5 mètres. Et bien que je n’ai pas fait une pige démente dans les médias sur ce sujet, à part des papiers sur les éditions électroniques des journaux, je n’ai pas vu grand chose. Alors qu’il me semble que c’est quand même un peu plus important que le Noël de l’Élysée. Bref.

A dimanche prochain, si tout va bien.