My first Doc Martens / comment mon louis est devenu un rebelle sans le savoir

Quand j’étais ado, un de mes graals vestimentaires était une paire de Doc Martens.  Haute, basse, noire, bordeaux, je m’en fichais, je voulais des Doc, histoire de bousculer un peu mon serre-tête en velours. C’était pour moi l’expression la plus sulfureuse de mon esprit rebelle. Doc à porter évidemment avec une mini-jupe ou un jean’s M+F Girbaud.

Mais bon, comme j’étais plutôt jupe plissée et 501 bien repassé, fatalement, y a fallu attendre mes années lycée (et encore, plutôt la dernière aprtie…) pour enfin les avoir. Mais ce jour-là, je me suis sentie anglaise, révoltée et incroyablement adulte.

Je les ai beaucoup portées et aujourd’hui, je ne sais pas ce qu’elles sont devenues. Elles ont compté pour moi, dans la manière dont je prenais mon indépendance vestimentaire, dans l’affirmation de ce que je voulais être, dans mon début de vie de grande.

Et la semaine dernière, mon Louis, 9ans 1/2 et l’ainé de mes lovely nephews, a eu sa 1ère paire de Doc. Il était assez fier de son affaire, même si pour lui, elles n’ont pas encore la consonance qu’elles avaient pour moi.
Avec ses jean’s slim et ses cheveux rebelles, il a l’air d’un mini chanteur de rock. Mon tout petit Louis est devenu un petit BB Brunes.

Je ne suis pas complément persuadée qu’il ait saisi mon excitation à l’idée de cet achat, pourquoi sa tante était incroyablement folle de joie de voir ces 2 petites bottines lacées  à ses pieds. Il me regardait avec un petit sourire en coin, non sans connivence, mais surpris.

J’avais très envie de lui dire combien je trouver ça « trop cool » d’avoir des doc à son âge, que ces godasses allaient lui raconter une histoire.

Je voulais lui parler de cette musique anglaise qui nous berçait  moi et ma 1ère paire de Doc : les Sex Pistols, Pil, Clash, les Smiths, James, Charlatans, Simple Minds, Saint Etienne et tant d’autres.
Mais pour de vrai, aborder cette musique avec un BB Brunes de même pas 10 ans,, c’est quand même un peu tendu. Je l’avais souvent bercé bébé avec Homogenic de Björk, c’était une bonne initiation, mais attaquer là avec Never Mind The Bolloks entre les paupiettes et la galette des rois du déjeuner dominical, je le sentais moyen.

Du coup, j’ai gardé ces histoires pour dans quelques mois, quand il les aura définitivement adoptées, quand elles seront patinées et usées par les parties de foot dans la cour de récré. Il sera alors prêt.

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Des soldes, des soldes, des soldes

On ne va pas se mentir, je rêverais d’être en RTT demain pour aller faire les soldes. Non pas que j’ai gagné à Euro Millions pendant les vacances de Noël, mais plutôt parce que j’ai incroyablement envie de dépenser de l’argent et de m’acheter des milliers de trucs.
Évidemment, aucun intérêt à aller se battre chez zara ou chez h&m. Le 1er jour des soldes doit uniquement être consacré aux super trucs chers repérés depuis des mois chez les créateurs divers et variés voire même chez les marques « très chers pour ce que c’est » mais qu’on aime malgré tout, genre Zadig, Sandro ou Paul & Joe.

Alors cette année, qu’ai-je envie de d’accrocher dans mon placard…

– la grosse besace Marc by Marc en cuir fauve (peu probable car quand même très cher et sûrement peu soldée)

– une sublime robe noire, Stella Mac Cartney, genre robe de soirée qu’on ne met qu’une fois, dos nu (très peu probable pour la même raison que la besace MJ)

– la douce veste en lapin panthère de Claudie Pierlot

– un adorable manteau vu chez Merci en gros tweed un peu mohair, beige/rosé poudré (pas d’avis sur la probabilité car je n’irai pas chez Merci avant samedi ET d’ici samedi il ne sera plus là)

– la mini en cuir clouté Sandro (très probable car abordable – mais restera-t-il ma taille ?)

– toute la collection de chez The Koople

Inutile de dire que tout cela va poser un sérieux problème d’argent et de timing… Bien qu’on soit d’accord, l’argent ça peut se gérer, mon banquier chéri ne va pas m’envoyer en prison pour un malheureux découvert.
Concernant le timing, soyons lucide, je n’aurai pas une minute demain pour aller shopper sereinement. J’ai bien tenté de repérer une ou deux boutiques sur mon parcours, mais non, rien de rien. En même temps, faut être réaliste, entre Levallois et St Ouen, c’est pas comme s’il y avait le Bon Marché. Bref, je vais être obligée de me ronger les sangs, en espérant qu’une harpie sans cœur ne va pas me voler ma jupe, mon manteau, ma besace et mon magasin The Koople.
Vous me direz, j’avais qu’à prévoir. C’est pas complétement faux. Mais suite à mes achats de la semaine dernière, je m’étais dit que je ne ferai pas les soldes. C’était sans compter le lessivage de cerveau sur le sujet.
La chair est faible, je le sais, et je ne cherche pas à résister.

Edit du 06/01/10, 11H38 : the skirt is mine! Thanks mum…