Rue de la banque, j’ai honte

Pourtant, le nom de cette rue commençait bien. La banque, quintessence du capitalisme, cette formidable entreprise qui garde au chaud l’argent que je n’ai pas qui me permet d’aller de boutiques en boutiques, la carte entre les dents, vivant joyeusement sur les agios que je lui verse régulièrement. Bref, c’est pas le propos aujourd’hui, juste pour dire que vaut mieux s’appeler « de la banque » que « de la prison » par exemple.

Rebref, vendredi soir, en allant poker chez Vincent (attention, pas le poke de Facebook : ne vous méprenez pas, on est pas suffisamment barré pour se poker dans la vraie vie), je passe devant le camp des mal-logés rue de la banque, devant la bourse. En dehors du fait qu’il soit hallucinant que des gens soient obligés de vivre ce cauchemar pour se faire entendre, ce qui m’a choqué, c’est ne nombre de CRS déployés. Je pense qu’il devait y avoir au moins 15 cars. Je ne sais pas combien de CRS on met dans un car, mais ils étaient vraiment vraiment très nombreux.

Ils formaient un « cordon de sécurité » digne des manif. étudiantes les plus chaudes. Comme si d’un coup d’un seul, ils allaient charger.

Voilà donc le spectacle qui nous était offert ce vendredi. Sachant que le spectacle doit jouer à guichet fermé tous les soirs.

C’est terrifiant. J’ai eu honte de ce que ce pays était capable de faire.

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