Après le vélib, le célib !

ep01_girls.jpgJ’ai vécu ce week end une expérience incroyable pour une femme mariée : le célibat.

En effet, l’amoureux est parti 4 jours faire le fou à Ibiza, m’abandonnant à mon triste sort. J’aurai pu, telle Pénélope attendant Ulysse, faire et défaire ma tapisserie. Mais non, j’ai plutôt misé sur des journées et des soirées avec mes copines.

L’amoureux ayant une version assez étendue du week end, dès jeudi soir, j’étais seule. J’ai donc attaqué par un petit dîner avec ma belle-soeur chérie, Caroline. Puis vendredi, dîner chez nos amis Charlotte et Nicolas. Ils ont même eu la délicatesse de prévoir pour moi un chevalier servant en la personne du frère de Nicolas.
Samedi, j’ai attaqué dans le vif en allant dépenser de l’argent aux Galeries Lafayettes, fin de soldes obligée. Mon graal, après le vélib, c’était un maillot de bain Erès, censé me transformer en sirène des plages. Mais avant d’arriver chez Erès, on est évidemment passé par 12 corners différents… D’où le lâchage. En même temps, tout le monde comprendra aisément qu’avec le choc psychologique que je subissais, j’avais besoin de compenser un peu.

J’ai enchaîné ensuite par une séance « beauté des pieds beauté des mains » puis dîner avec Béné. Et enfin dimanche, après le déjeuner familial, apéro de filles chez Cécile. Inutile de préciser que toute véléité d’yaller en vélib m’avait quittée. C’est vrai, la bouteille de Tariquet sur le vélib, ça pouvait carrément être dangereux, non pas que je me serais arsouillée sur le trajet, tel un coureur du tour de France, mais plutôt que j’aurais pu la casser et ça, casser du Tariquet, c’est pêcher. Bref, on a passé des heures délicieuses à parler épilation, sexe et pratique en tous genres, à languedeputer un peu aussi. Etça, on a beau dire, c’est quand même toujours bien.

Voilà, c’était hyper chouette et je suis ravie d’avoir eu ces moments-là. En même temps, je me demande si je n’ai pas particulièrement appréciée ce week-end parce que je savais que mon amoureux rentrait lundi. Le fait de savoir qu’il y a une échéance est somme toute rassurant. Un peu comme les enfants, on sait qu’il ne reste que 3 dodos, 2 dodos, 1 dodo avant de le retrouver. J’ai aimé ces 4 jours parce que je savais qu’il allait être là, lundi soir, avec moi, et que je ne serai pas seule plus longtemps. Peut-on apprécier autant ces moments là quand ils sont en fait le lot quotidien ? N’est-ce pas le cadre exceptionnel qui les rend si denses et si délectables ?

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Grandeur et décadence ou mon expérience avec les vélib

Définitivement, je crois que les choses sont claires : moi et les vélib, ça fait 12. Et pourtant, j’ai vraiment mis du mien pour que ça marche. Mais c’est super raté.

Je ne voulais pas rester sur cette mauvaise expérience de borne fermée du début de semaine. Aujourd’hui, samedi, c’était parfait pour tester en toute sérénité cette miraculeuse innovation qui a réussi à transformer Paris en caravane du tour de France, l’EPO en moins.

Donc me voilà partie en début d’après-midi, le coeur léger et le mollet conquérent, à l’assaut de la station vélib’ en bas de chez moi, direction, le Printemps, histoire d’aller shopper avec Cécile et Camille. Et là, impossible de prendre un forfait, genre tu paies 1 euro et tu peux pédaler gratos pendant 30 mn, temps amplement suffisant pour moi. Je ne perds pas espoir et me dirige vers la 2ème borne, Mairie du 18ème. Là, il ne restait qu’un seul vélo. Je me précipite sur la borne, je réussis à la faire fonctionner, à payer mon euro, à verser la caution. Bref une merveille. Sauf qu’ à la fin de toute cette longue transaction, cette putain de borne me dit qu’il n’y a pas de vélib dispo. Elle se fout un peu de ma gueule quand même. Y en a un merde. Et là, des gens un peu gentils et solidaires, m’ont expliqué que quand le vélo avait une lumière rouge et ben il n’était pas dispo même si physiquement, il était là. C’est conceptuel je sais, mais c’est comme ça que ça marche. Les vélib, ils ont une vie intérieure et sont pas toujouirs dispos, même s’ils sont là.
Bref, j’ai fini par prendre la ligne 12 pour aller shopper.

L’avantage, c’est que je ne suis pas arrivée transpirante et rougeaude, ce qui est mieux pour aller hanter les corners du 1er étage du Printemps – étage luxe et créateurs pour tous ceux qui vivraient sur Mars.

Après cette séance de dépense d’argent, j’avais RDV avec ma copine Béné pour une séance « beauté de pieds, beauté des mains » rue st Denis. De nouveau, je me dis, grande folle que je suis, hop, je vais y aller en vélib : madeleine / St denis, c’est facile. Et ben que neni, impossible de trouver une borne. Je me suis résolue à prendre le 29 plutôt.

Pour montrer nos belles mains et nos beaux pieds, on décide de dîner toutes les deux. Et là, j’étais déjà persuadée que je rentrerai à la maison en vélib. Je rappelle quand même pour ceux qui n’auraient pas suivi que j’avais déjà raqué 1 euro et que je comptais bien rentabiliser ce lourd investissement. Donc en sortant du resto, je me jette sur la borne qui me tend les bras. Tout est merveilleux : y a des vélib, mon code marche, je suis folle de joie. J’ai mis mes petites affaires dans le panier devant et hop, c’était génial. Comme j’étais avec Béné, je décidais de pousser mon vélo à travers les rue piétonnes des Halles, jusqu’à Montorgueil pour l’accompagner jusque chez elle et après seulement, j’enfourcherai mon fougueux destrier. J’étais hyper fière. Je poussais dignement mon vélo chargée des soldes de l’aprèm, c’était la win quoi.

J’ai déchanté alors que je m’apprêtai à m’envoler : IL N’AVAIT PAS DE CHAINE. Et ça, pédaler sans chaîne, c’est pas facile. Donc me voilà obligée de continuer à pousser ce putain de vélo jusqu’à la borne la plus proche pour m’en débarrasser. Inutile de préciser qu’à cette nouvelle borne, il n’y avait plus de vélib. Donc une fois débarrasser de ce boulet, j’ai plutôt pris un taxi en fait.

Donc résultat des courses : marion 0, vélib 1.

Je me demande s’il n’y a pas une sorte de malédiction me concernant… Je me demande même si on ne pourrait pas parler de conspiration : en effet, je suis hyper nulle en vélo et en plus hyper dangereuse. Donc y a une très grosse pression de mes parents et de mon amoureux pour que je ne monte pas sur cet engin. Est-ce qu’ils n’auraient pas piraté le système afin que je ne puisse pas m’en servir ? Je me demande … !

les vélib, suite

Alors hier soir, nous sommes allés dîner chez nos potes Camille & Valentin. Ce qui est cool quand on va chez C&V, c’est qu’on peut carrément abuser du Tariquet car on y va à pieds !

Et là, je ne sais pas si c’est mon post quelques heures avant ou si j’ai été envoutée à mon insu, mais j’ai eu envie qu’on rentre avec des vélib. Et oui, je sais c’est complétement fou de ma part, mais 1h30 du matin, c’est à peu près la seule heure à laquelle je puisse faire du vélib sans craindre de me tuer 12 fois sur le chemin (court pourtant mais plein d’embûches j’en suis sûre). Et en plus, comme C&V habitent plus haut que chez nous, ben pour rentrer, hop, c’est de la descente et du plat. Et ça, c’est pas fatiguant.

Donc, nous voici plein d’enthousiasme à la recherche d’un vélib pour rentrer.
Et là, c’est le drame (comme dirait Charles Villemneuve sur TF1, la chaine présidentielle).
Arrivés à la station la plus proche de chez eux, et ben elle était FERMEE. Oui, une station de vélib fermée, comme le métro. Donc là horrible déception.

Et on ne pouvait même pas miser sur la station suivante puisque la suivante, elle est devant chez nous. Et quand même, faut pas pousser, dépenser un euro (je suis dépensière mais y a des moments où il faut savoir raison garder, même après une bouteille de Premières Givres) pour faire le tour du pâté de maison sur un engin de 22 kg, non jamais.

Du coup, on est rentré à pieds, un peu comme on était venu en fait.

En plus, j’avais mis des chaussures de « rincesses » (merci à mon adorable nièce Mathilde pour ce délicieux vocabulaire d’enfant) et comme tout le monde le sait, les chaussures de rincesse, et ben c’est pas fait pour faire de la randonnée dans Paris. Du coup j’avais mal aux pieds.

les vélib, le soleil et tout ça

velib.pngVoilà, Paris est en effervescence : les vélib sont opérationnels depuis dimanche.

Tout le monde se posait la même question lundi matin : alors et toi, tu as fait du vélib ?

Ben moi non, j’ai pas fait de vélib car primo, le vélo, c’est trop fatigant (voire dangereux me concernant, je suis nulle en vélo) et deuxio, j’étais en train de profiter du soleil chez mes amis Nico et Sando à La Rochelle. Et du coup, j’ai plutôt pris le TGV que les vélib pour faire le déplacement.

Un de mes potes me suggérait d’ailleurs de faire un post sur cette nouvelle attraction parisienne car définitivement, la NS et Julien, ce n’était pas sa tasse de thé.  Alors je me suis dis que je devais lancer un nouveau concept révolutionnaire, qui répondrait à la fois à mes aspirations futiles et à celles de lecteurs plus intellos.

Prolongeant le feu « Alerte people« ,  je propose que l’on mette en place un Alerte People sur les vélib.  Quel people utilise les vélib, où, quand, comment, dans quelle tenue ?  Nos amis people se sont-ils déjà saisis de cette déferlante durable ? Parce que toute la question est de savoir si Julien, par exemple, au hasard, sait faire du vélo. Et si oui, dans quelle tenue ? Costume de dandy décadent ou look sport ? Barrette ou pas ? Enfin, vous voyez, des trucs essentiels à notre bien-être estival.

Parce qu’on sait tous que notre président bien aimé, lui, ne manquera pas de nous réjouir avec un voyage Paris / Brigançon en vélib, souriant, soufflant et transpirant. Donc là, pas question de faire une alerte, TF1 proposera un reportage de 10 mn sur le sujet. Mais la vraie question est de savoir si la famille présidentielle va suivre le mouvement ? Les escarpins Prada sont-ils compatibles avec le vélo ?  Ces messieurs tenteront-ils la barrette pour retenir leurs crinières ?

Les paris sont ouverts, je compte sur vous !