Twitter, suis-je vraiment trop vieille ?

Il faut bien que je me rende à la réalité : certaines choses sur Internet me dépassent.

Cédant aux sirènes du 2.0, je suis allée voir Twitter et je me suis inscrite. Au delà du fait que je trouve que cela a peu d’intérêt (en même temps, on se fout un peu de ce que je pense), je suis atterrée de voir ce que certains y racontent. C’est particulièrement le cas de Loïc Le Meur.

On est au courant, minute par minute,  de sa vie avec Nicolas. Genre, je vais à l’Elysée, le président est d’une super humeur, finalement sa party c’est bien ce soir, au fait, voici ma photo devant le palais.

Vous allez me dire, je ne suis pas obligée de lire cette logghorée. Soit. Mais n’y a-t-il pas quelque chose d’obscène d’étaler ses amitiés présidentielles et d’être tellement obséquieux ? A la limite, je trouve plus marrant de savoir que certains vendent en ce moment leurs poils sur Ebay !

Cet espèce de besoin de communiquer à tous prix, de se déverser publiquement est très surprenant. Comme si c’était malsain d’arrêter quelques minutes de se raconter et d’exister socialement.

Cécilia vs Jackie

C’est le déluge. Il pleut quasi sans discontinuer depuis des jours. Doit-on y voir une relation de cause à effet avec les élections récentes et l’accession aux plus hautes fonctions de certains ? La preuve par l’image que pour combattre le réchauffement de la planète, le gouvernement a déjà les solutions ?
Un peu comme le chômage qui a encore baissé d’un point ce mois-ci, eut égard aux radiations des chômeurs longue durée des listes des demandeurs d’emplois !

Mardi, comme tous les débuts de semaines, j’étais plongée dans mon ELLE. Et inévitablement, plusieurs pages sont consacrées à Cécilia S. et ses tenues. ELLE parle d’une quasi révolution à l’Elysée, et va même jusqu’à une comparaison avec Jackie Kennedy. Là, je dis stoppe. Je dis arrêtons la drogue à Levallois. Ce n’est pas possible du tout de comparer ces 2 femmes. Y a emballement à ELLE.

Certes, Cécilia a plus d’atouts que Danielle ou Anne-Eymone et sûrement un goût pour la toilette – comme aurait dit ma grand-mère- plus sûr. De là à la comparer à la femme qui a inventé un style, qui a révolutionné des codes hyper établis, qui a su imposer un look il y a plus de quarante dont on s’inspire encore, qui porte son nom, franchement non. Au mieux, elle copie mais ça s’arrête là. C’est pas parce qu’on porte 2 fois une robe Prada à des cérémonies officielles qu’on devient Jackie O.
Quand on y réfléchit un peu, c’est incroyable quand même comme cette famille attire la glose. Depuis des mois, ils sont un sujet inépuisable ; et depuis le 6 mai, on frôle carrément l’over-dose. Pas un journal, pas un bulletin d’information qui ne relate, quasi en temps réel, les visites du président, le footing du président, les week-end du président. Et si on peut en ajouter une louche sur sa femme et leurs enfants, c’est carrément la cerise sur le gâteau.
Pensez-vous qu’il soit possible de demander une trêve ? Un peu comme la trêve hivernale pour les expulsions ou celle des confiseurs à Noël ? Je rêve d’un journal télévisé sans Nicolas, d’un canard sans Nicolas, d’une radio sans Nicolas…

La plomberie, c’est « dchic »

C’est mon 2ème jour dans ma nouvelle école.

J’ai quitté l’Agence mercredi soir pour la nouvelle Agence jeudi matin. La séparation fut douloureuse mais gai. En revanche , attention au 2ème effet Kiss Cool qui est assez terrible.

Alors voilà, jeudi matin j’ai mis 5 mn pour aller travailler, j’ai rencontré environ 50 personnes en 30 minutes donc je n’ai retenu quasi personne.

J’ai découvert que certaines villes pouvaient être encore plus moches et dénuées de tout intérêt que S. L’avantage au moins ici c’est qu’il n’y aura aucune tentative de dépense d’argent en dehors des sentiers balisés (monoprix, la poste et les truc vitaux comme ça). Pas une boutique, rien. Le néant total du capitalisme. C’est pas avec ça qu’on va relancer la consommation.

Enfin j’abuse un peu car quand même, je suis à 2 pas de Leroy-Merlin. Pour qui a fait des travaux un jour sait que LM se postionne comme un temple du bricolage. Attention quand même, c’est pas le BHV non plus, faut pas pousser. Mais bon, c’est sur 2 étages, y a des milliers de trucs à voir et moi qui suis toujours à l’affût d’un bricolo quelconque, c’est un peu chouettos quand même.

Mais bon, faut être réaliste, je ne vais pas pouvoir me faire Leroy-merlin 3 fois par semaine quand même. J’aurai peur de me lasser. C’est pas comme zara ou h&m qui font rentrer des nouveaux trucs tout le temps. C’est quand même beaucoup plus pépère la plomberie.

Mes 100 prochains jours à moi

Cette semaine qui va débuter va marquer un tournant dans ma vie. Ma vie professionnelle mais aussi personnelle. Mercredi soir, je quitterai l’Agence pour un nouveau job. Plus de 3 ans et 1/2 après mon arrivée, je vais ranger mes affaires, récupérer les quelques trucs qui sont à moi et qui ont fait que c’était « mon bureau ». Je graverai mon Itunes, mes photos et tout ce que j’avais stocké de perso sur mon ordi. Puis, j’irai récupéré les derniers papiers aux RH, je rendrai mon badge et en passant le portillon de l’accueil, je ne ferai plus partie de l’Agence.

Je suis très heureuse de ce nouveau job : un poste génial, dans une agence géniale avec des gens qui je suis sûre vont être géniaux.

Mais avant l’excitation de jeudi matin, avant l’euphorie de la nouveauté, c’est plutôt la mélancolie qui m’habite. J’aime profondément cette agence, j’aime profondément les gens avec qui j’ai travaillé pendant si longtemps. Pas tous évidemment, ce n’est pas non plus le monde des bisounours, mais plusieurs ont été de vraies rencontres, de vrais échanges. Beaucoup de rire, parfois des larmes.

C’est un peu ridicule d’être si triste (allez, je lâche le vrai mot) car finalement, je ne serai qu’à quelques kilomètres et les gens que j’aime et qui m’aiment continueront à être aimés et à m’aimer, même à 5 km. On n’est pas une bande d’ados en colonie de vacances qui promet que oui oui, on va se revoir en rentrant, on s’écrira et tout. On a maintenant plus de 30 ans, enfin pour la plupart, on s’est choisi et on continuera à papoter grâce au mail, au portable, à ICQ et MSN, et même pour de vrai en se voyant régulièrement…
Et on aura toujours des dîners et des soirées arrosés au cours desquels on fera les langues de pute.

Mais je ne suis pas raisonnable, je suis juste un peu triste. Je redoute mardi soir où mon équipe et moi allons dîner tous ensemble. Pour la dernière fois, tous réunis dans ce cadre là.

C’est toujours étonnant cette notion de « dernière fois ». C’est quelque chose que j’ai toujours eu à l’intérieur de moi, me disant « c’est la dernière fois que je fais ci ou ça ici, dans ce cadre ». Lorsque je quitte un lieu, je regarde toujours derrière moi pour garder une dernière impression, une dernière fois au fond de moi. Certains moments sont plus propices à cela, d’autres plus prosaïques, mais c’est toujours le même sentiment mélancolique.

Une des dernières fois où j’ai ressenti cela, c’est en Inde, lors de la soirée passée au Fort de Mehrangarh à Jodhpur. En quittant ce fort, je savais que je n’y reviendrai jamais dans ce contexte, que nous venions de vivre un moment magique, une parenthèse dans le temps. En quittant ce lieu, j’ai longtemps regardé le fort, aussi longtemps que je pouvais, pour prolonger encore quelques minutes cette dernière fois.

Je ne peux pas non plus comparer la cantine de l’agence, dans laquelle je déjeunerai pour la dernière fois mercredi, au Fort de Mehranghar, mais le côté « dernière fois » sera quand même là. Comme quoi, la cantoche, ça peut provoquer des sentiments inattendus !

Et à partir de jeudi, je deviendrai une autre ailleurs. J’ai peur de cette inconnue. Comme tout le monde et comme toujours dans ce cas là, j’ai peur de ne pas être à la hauteur, de décevoir. Je sais que je suis attendue et qu’on compte sur moi. Et cela m’effraie. Je ne vais pas faire la même chose ailleurs, je vais devoir faire mieux et plus.

Finalement, je suis un peu comme Nicolas Sarkozy, moi aussi je vais avoir 100 jours pour convaincre, pour prouver que l’on a bien fait de me choisir (sauf que moi j’ai une vraie période d’essai, pas lui !).

Les bouclettes de la république

Je viens de voir à l’instant Thierry Breton et Jean-louis Borloo se claquer la bise à l’occasion du passage de témoin, je me faisais la réflexion qu’ils étaient complétement interchangeables des cheveux nos 2 petits frisés de la république. Comme si on avait greffé la tignasse de Breton à Borloo et vice-versa.

En reprenant l’idée du sophisme sarkosien dont parlait Radical-chic en début de semaine,on peut même pousser le raisonnement plus loin.

Thierry Breton est frisé
Thierry Breton était ministre des finances
Le ministre des finances est frisé

Et l’avantage avec le nouveau gouvernement fraîchement nommé, ça marche aussi avec Borloo :

Borloo est frisé
Borloo est ministre des finances
Le ministre des finances est frisé

Il es vraiment fort ce Sarko.

Pendant leur petite réunion de passation de pouvoir, B. a-t-il refilé à B. des tuyaux sur les meilleurs après-shampooing cheveux bouclés ?

Une chose est sûre : Bernadette n’a pas encore filé le n° de téléphone de son coiffeur à Cécilia.

1 semaine de convalescence

Voilà, il m’a fallu une semaine pour me remettre des tribulations de notre tout nouveau président et pour reprendre du service. A croire qu’il fallait attendre l’intronisation officielle !

Heureusement que mon ELLE lundi et quelques petites séances shopping étaient là pour me réconforter. Concernant le ELLE, rien à dire, c’est toujours parfait. Pour le shopping, j’ai fait l’acquisition d’un sublime vernis à ongles rouge orangé du meilleur effet. Je m’en suis déjà badigeonnée les ongles, bien que le temps ne se prête pas à ce genre de couleur.

C’est finalement dans la suite logique de l’arrivée de la sarkofamily à l’Elysée, décalée. Je ne m’étendrai sur le côté politique, vous avez déjà lu toutes les analyses possibles et imaginables. En revanche, j’ai des trucs à dire sur les tenues de ces protagonistes.

Donc Cécilia, pradaïsée, était déjà en quasi robe de soirée. En soi, cette robe était tout à fait réussie mais sûrement un peu déconnectée ! Disons qu’elle aurait mieux convenu à un mariage et son traditionnel cocktail blindé de petits fours qu’à une arrivée à l’Elysée. Elle avait également décidé de faire fi d’une pochette, pourtant grosse grosse tendance de cette année. Elle a pu comme ça recoiffer son petit Louis et embrasser son mari sans être embarrassée par ce pourtant sacro-saint réticule…
Mais les plus chouettes, c’était quand même les 4 grands ados (voire post ados pour certains mais on a quand même du mal à dire).
Ces messieurs étaient toute crinière dehors, d’un blond californien qui ferait pâlir d’envie les vedettes masculiens d’Alerte à Malibu.  J’ai été atterrée (oui oui, le mot n’est pas fort) par leurs costumes. Ca m’a étonné même qu’ils portent des costumes si laids vu le look qu’ils essaient de se donner. J’espère que quelqu’un aura la bonne idée d’organiser un pierretejeanthon avec à la clé, l’achat d’une garde-robe chez d’Hedi Slimane ou Kris Van Asshe grâce aux gains récoltés. Et je ne métends pas sur la cravate club qui sévit encore manifestement dans certains milieux. Quid des mocassins à glands ?
Ces demoiselles, un peu boudinées dans leurs robes (je sais, c’est hyper mal de s’attaquer au physique), avaient l’air apprêtées pour un rallye.

Et ce baiser entre Cécilia et Nicolas, quelle merveille ! Un vrai baiser hollywoodien. A l’heure du festival de Cannes, c’était parfait.

Les vacances de monsieur Hulot

En cette journée d’armistice, notre futur président se la coule douce sur un yacht au large des côtes maltaises, yacht appartenant à Vincent Bolloré, l’homme d’affaires breton comme aiment à l’appeler les médias. Ces mêmes médias qui sur lesquels il rêve de régner, après Direct 8, Direct Soir et matin Plus, sa main mise sur le groupe Havas il y a 2 ans, j’en passe et des meilleurs.
Ce n’est pas temps le fait que le petit Nicolas se prélasse en famille sur un yacht de 60 mètres qui m’excède, mais plutôt le fait que les médias en font des choux gras. Toutes les heures sur Europe 1 (remarque, je devrais peut être switcher sur France Inter… avant que cette radio disparaisse), on a le droit à un petit compte-rendu de cette retraite présidentielle. Même Libé s’y est mis. Qu’est-ce qu’on s’en fout de savoir qu’il porte une marinière et un jean’s et qu’il a fait la queue comme tout le monde pour passer la douane ?

En tout cas, y en a un qui peut déjà se faire du mouron, c’est ce pauvre Nicolas Hulot ! J’ai bien peur que son beau pacte adulé par tous lors de la campagne, maintes fois signé et cité en exemple, ne vole en éclat.
Car si l’on additionne le jet privé, la limousine et le yacht, tout cela pour trimballer 3 personnes, ça doit faire un sacré paquasse de pétrole. J’imaginais bien qu’il n’allait pas y aller en pédalo à Malte, mais là, on frôle quand même l’indécence ! Il manquerait plus que Johnny lui prête son Hummer pour une ballade de retour Gstaad / Neuilly et Nico aura bouffer la consommation annuelle en énergie du Sri Lanka en 4 jours.

Pendant ce temps là, le PS s’attache à colmater les brèches avant les législatives. Ca se fissure dans tous les coins ; les conflits larvés depuis le référendum refont surface, avec DSK et Fabius en chefs de file. Le pauvre François H. joue les Mario Bros pour endiguer les fuites à tous les étages de la rue de Solférino.
Quelle crédibilité peut encore avec le PS face à ces querelles intestines ? Peut être que notre défaite de dimanche soir réside plus dans ces batailles stériles et sans fin depuis plusieurs années face à un UMP marabouté par sarko que dans une problématique de candidat ou de programme.