Shanghaï Surprise, suite

Lundi 9/04


Il faut quand même que je vous parle de mon immersion dans le monde de l’ADHE… Après quelques instants de solitude à l’aéroport (mon dieu, ne fais-je pas une bêtise ?!), je me suis relativement bien glissée dans la moule !

Comme partout, certains sont très sympas, très drôles, et d’autres sont très cons. Mais comme partout, les filles piapatent et disent du mal des autres, ce qui est assez rassurant.

La journée du lundi s’est terminée tranquillement, en se baladant dans la ville.

Inutile de préciser que nous avons très bien mangé : à chaque repas, c’est une succession de petits plats de viande, de poisson, de légume. Le tout arrosé par un thé vert plus ou moins au algues, selon le marché du jour !

 

Mardi 10/04

 

La révélation

Mardi matin, bon pied bon œil après une nuit de sommeil méritée, nous avons attaqué par le musée de Shanghaï. C’est un peu leur Orsay à eux mais plus divers.

Situé sur la place du peuple, cela ne s’invente pas, le bâtiment du musée est sublime. Il représente la terre et le ciel pour les chinois, avec une base carrée et un toit rond.

Le musée est divisé en plusieurs départements, impossibles à tous visiter dans les 2 heures qui nous étaient allouées. On s’est décidé pour les meubles, les costumes, le jade, la peinture et la céramique.

Et c’est la là que ma révélation a eu lieu : sans le savoir, j’adore la période Ming 1368-1644. Le Ming est à moi ce que la prose est à monsieur Jourdain : j’aime sans le savoir. Evidement, je ne suis pas peu fière d’avoir été illuminée par tant de grâce et je ne manquerai pas l’occasion de recaser mon amour de la peinture chinoise du 15ème siècle dans le prochain pince-fesse. C’est hyper chic.

Trêve de plaisanterie, c’était vraiment fabuleux, on a vu des choses incroyablement belles et raffinées.

Forte de toute cette joie, on s’est précipité à la boutique pour dévaliser le stock de bouquins de peinture et de cartes postales en tout genre (je n’ai pas pu résister à Mao et aux affiches de propagande). Résultats des courses : ma valise a pris 5kg d’un coup. Le cauchemar commence.

 

L’après-midi, nous avons rencontré un des responsables de l’exposition universelle Shangaï 2010. Un diplomate, francophone, pas membre du parti que j’ai trouvé moi assez langue de bois. C’était intéressant et surtout, cela permettait de mettre en lumière le développement incroyable de cette ville. Le nouveau quartier, le Pudong, est entièrement fait de building tous plus hauts, plus illuminés, plus recherchés les uns que les autres. C’est là que seront installés la plupart des pavillons.

Le soir, nous n’avons pas pu échappé aux bateaux-mouches locaux by night et vraiment, c’était merveilleux. Les chinois disent de Shanghaï que le jour c’est une jeune fille sage et la nuit une femme fatale. Et c’est vrai qu’on ne peut résister à son charme. C’est d’une part très impressionnant, surtout sur le Pudong, d’autre part, c’est très poétique, voire romantique que la promenade qui longe le Bund et sur laquelle on trouve de vieux bâtiments très européens qui datent des concessions.


Les communistes chinois, c’est comme des radis

Départ pour Xi’an (qu’on prononce CHI-ANE) ce matin. Evidemment, mettre en mouvement 80 personnes (je ne sais pas si je vous avais donné cet heureux détail), c’est pas toujours facile, surtout quand la parité prof/gens normaux est atteinte. Queue interminable à l’aéroport, l’éternel « qui a perdu son billet (son passeport, sa valise, je vous laisse le choix), pas de café. C’est un peu le redressement par la patience… Et là, dans cette attente matinale, je crois avoir entendu la meilleure petite phrase depuis un grand grand moment.

« Les communistes chinois, c’est comme les radis, c’est rouge à l’extérieur et blanc à l’intérieur ».

Je vous laisse méditer sur la profondeur de cette maxime digne des meilleurs de nos politiques.

A Xi’An, il fait chaud (enfin, je m’emballe un peu, il fait 26 je crois). A peine arrivé, on se précipite (enfin là aussi je m’emballe, je rappelle l’inertie de 80 personnes) à la Pagode de la Petite Oie Sauvage.

Le soir, c’est un peu un soir d’intronisation pour moi (encore une), puisque on a une conférence du Grand Timonier, Jacques Marseille. Le thème est, vous vous en douterez, la Chine. Mais plus particulièrement quelle place occupe-t-elle aujourd’hui sur l’échiquier économique mondial, faut-il en avoir peur, ou est-ce une chance pour nous ?

Qui connaît bien notre maître à penser devinera immédiatement les réponses à ces questions.

La question de la dictature n’a quasi pas été abordée, si ce n’est pour dire que l’économie de marché mène irrémédiablement à la démocratie… Je ne l’ai pas ramené évidemment avec mon histoire de blog inaccessible. Mais vraiment on a l’impression que tout cela est bien occulté.

Notre ADHE aurait-elle été infiltrée par des agents maoïstes chargés de la propagande du parti ?

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