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Après le vélib, le célib !

juillet 23, 2007 · 9 Comments

ep01_girls.jpgJ’ai vécu ce week end une expérience incroyable pour une femme mariée : le célibat.

En effet, l’amoureux est parti 4 jours faire le fou à Ibiza, m’abandonnant à mon triste sort. J’aurai pu, telle Pénélope attendant Ulysse, faire et défaire ma tapisserie. Mais non, j’ai plutôt misé sur des journées et des soirées avec mes copines.

L’amoureux ayant une version assez étendue du week end, dès jeudi soir, j’étais seule. J’ai donc attaqué par un petit dîner avec ma belle-soeur chérie, Caroline. Puis vendredi, dîner chez nos amis Charlotte et Nicolas. Ils ont même eu la délicatesse de prévoir pour moi un chevalier servant en la personne du frère de Nicolas.
Samedi, j’ai attaqué dans le vif en allant dépenser de l’argent aux Galeries Lafayettes, fin de soldes obligée. Mon graal, après le vélib, c’était un maillot de bain Erès, censé me transformer en sirène des plages. Mais avant d’arriver chez Erès, on est évidemment passé par 12 corners différents… D’où le lâchage. En même temps, tout le monde comprendra aisément qu’avec le choc psychologique que je subissais, j’avais besoin de compenser un peu.

J’ai enchaîné ensuite par une séance “beauté des pieds beauté des mains” puis dîner avec Béné. Et enfin dimanche, après le déjeuner familial, apéro de filles chez Cécile. Inutile de préciser que toute véléité d’yaller en vélib m’avait quittée. C’est vrai, la bouteille de Tariquet sur le vélib, ça pouvait carrément être dangereux, non pas que je me serais arsouillée sur le trajet, tel un coureur du tour de France, mais plutôt que j’aurais pu la casser et ça, casser du Tariquet, c’est pêcher. Bref, on a passé des heures délicieuses à parler épilation, sexe et pratique en tous genres, à languedeputer un peu aussi. Etça, on a beau dire, c’est quand même toujours bien.

Voilà, c’était hyper chouette et je suis ravie d’avoir eu ces moments-là. En même temps, je me demande si je n’ai pas particulièrement appréciée ce week-end parce que je savais que mon amoureux rentrait lundi. Le fait de savoir qu’il y a une échéance est somme toute rassurant. Un peu comme les enfants, on sait qu’il ne reste que 3 dodos, 2 dodos, 1 dodo avant de le retrouver. J’ai aimé ces 4 jours parce que je savais qu’il allait être là, lundi soir, avec moi, et que je ne serai pas seule plus longtemps. Peut-on apprécier autant ces moments là quand ils sont en fait le lot quotidien ? N’est-ce pas le cadre exceptionnel qui les rend si denses et si délectables ?

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