J’ai été invitée par mon adorable cousin Philippe Ferrandis à assister à la finale de la Nouvelle Star au Pavillon Baltard. En fait, c’est Philippe qui créé tous les bijoux que porte Marianne James lors des primes.
J’étais excitée comme une puce à cette idée. J’ai envoyé toute la journée d’hier des mails à mes copines pour leur annoncer ça. En plus, c’était quand même doublement une aventure pour moi puisque j’allais en plus prendre le RER pour aller à Nogent Sur Marne.
Que les choses soient claires, Julien est encore “plus” en vrai. Plus habité, plus animal, plus magnétique (tantrique comme il semble le dire lui-même), plus sex aussi. Bref, je suis repartie de la soirée encore plus désireuse de l’adopter qu’avant. Ma copine Marie qui était de la partie aurait volontier d’ailleurs tenté l’adoption avec moi. Voilà, je dois le dire, je suis hyper contente qu’il ait gagné.
Eut égard à notre traitement de faveur, on a pu également faire toutes les pauses pub avec les happy fews qui composent le carré VIP et donc se rincer l’oeil allégrement sur tous les peoples de la NS. On a failli tomber amoureuse (toujours Marie et moi, Philippe ne rentrait pas dans le concours de midinettes que l’on faisait) d’André Manoukian, super charmant - et charmeur. Mais définitivement, Julien restait notre phare. Comme le dit si justement ma copine Camille, il est vraiment le plus choupinet de tous (même si elle aussi elle aime bien André, à croire que l’un ne marche pas sans l’autre).
Je reste assez perplexe face à tout cela, au fait qu’à mon âge (sans faire concurrence aux Zimmers, j’avais quand même 20 ans de plus que les petites filles qui composaient le public), moi, mariée avec l’amoureux le plus formidable de la terre, je puisse être séduite par une pop star en devenir au point d’acclamer sa victoire à un jeu de télé-réalité et d’écrire 3 billets sur lui ? Sans parler du fait, que je rêvais quand même secrètement qu’on me le présente et qu’il me trouve jolie. Voilà la réalité, je me comporte comme un adolescente.
Qu’est-ce qui peut bien se passer dans nos têtes ? Comment est-ce possible ?
La femme est-elle par essence une midinette ? Garde-t-on toujours au fond de nous cette âme d’adolescente qui nous faisait collectionner les posters et les photos de nos idôles ? Et qu’elle ne demande qu’à être réveillée ?
Ou alors, c’est parce que je ne l’ai pas fait il y a 20 ans que j’éprouve aujourd’hui le besoin de le faire ?
4 réponses so far ↓
Camille // juin 14, 2007 à 12:41
“Choupinet”? T’es sûre que j’ai dit “choupinet”? J’ai pas plutôt dit : ” Robert Mitchum quand il fait les yeux-fous-je-te-mate-par-en-dessous dans la nuit du chasseur - Nick Cave en concert quand il saute comme un diable devant la scène, avec son petit corps malingre et ses yeux de prédicateur fou, avec sa main tendue vers le public dans un acte de communion démiurgique - Tom Waits époque “Blue Valentine” avec ses poses sexy-paresseuses et sa verve chamanique” ??? T’es sûre?? Ca m’étonne…
marion // juin 14, 2007 à 12:47
Oui oui tu as bien dit ça Camille mais “choupinet”, c’est la contraction de tous ces trucs. Car tu comprends, c’est long à dire et à écrire. Choupinet, c’est rapide et ça veut dire pour nous tout ça.
Je demande même s’il ne nous manque pas dans cette énumération qualificative le déhanchement sexuello-atomico-christique de Mick Jagger ?
Camille // juin 14, 2007 à 12:59
J’ai clairement oublié le déhanchement. Mais où avais-je la tête. J’ai aussi oublié le jeu de jambe hula hoopien de James Brown, le sens aigu de la pose je-me-touche-et-j’aime-ça de Jim Morisson… Mais bon, si on commence à énumérer tout ce que “choupinet” subsume, on n’est pas prête de se remettre au boulot.
marion // juin 14, 2007 à 2:03
oui mais en même temps, on ne s’en lasse pas, c’est merveilleux. Et puis je suis pour le principe de réalité : parler de Julien, c’est quand même plus marrant que travailler.
En temps que reporter officiel des copines, je peux témoigner sur le fait que Julien se “je-me-touche-et-j’aime-ça” nettement moins que Jim Morisson…
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