Je viens de vivre un drame personnel extrêmement pénible, comme tous les drames en fait.
Pire encore que de n’avoir pas pu voir Julien la semaine dernière. D’ailleurs, ça ne va pas vraiment s’arranger cette semaine car M6 a ENCORE changé le jour de programmation de l’émission et du coup on a ENCORE un dîner demain soir. J’ai l’impression qu’ils se foutent un peu du monde à M6 non ?
D’abord, c’est tous les mercredis. Donc ré-organisation des agendas, annulation des dîners et autres soirées théâtre pour être dispo le mercredi.
Et là crac, ils décident de mettre ça le jeudi. Donc re-belotte pour les changements agendas/dîners/théâtre (même si pour de vrai on ne va jamais au théâtre, c’est histoire d’illustrer le problème).
Alors que la mécanique était bien huilée, de nouveau, changement, pour passage de la finale le mercredi. C’est du grand grand n’importe quoi.
Donc demain soir on a un dîner avec des gens qu’on aime beaucoup. Bon, on pourrait annuler, mais non. Quel subterfuge puis-je mettre au point pour voir quand même un peu ?
- On propose le dîner à 19h, on termine à 21h et hop, à 21h05, sur le canap devant la téloche
- Je prends un abonnement à la TV sur mon portable. Je coince le dit portable sur mes jambes et pendant tout le dîner, je matte mes cuisses.
- Je demande (encore) à une de mes cops de me faire des SMS toutes les 5 minutes.
Bon revenons à nos moutons, mon drame (comme vous le voyez, dès qu’il s’agit de Julien, je m’emballe et j’en oublie l’essentiel).
Donc dimanche, petit saut dans le Marais avec une idée fixe en tête : aller chez KJacques acheter la paire de Picon dont je rêve depuis l’an dernier.

Dire que j’ai fantasmé dessus tout l’hiver, c’est beaucoup. Mais pas loin quand même.
Et puis là, avec mon nouveau travail, il me les fallait impérativement.
Donc, le coeur léger et l’esprit gai, je rentre chez KJacques (et ça déjà c’est un défi : la boutique fait 3 m² et elle ne désemplit pas de fashionistas hystéros des Homères). J’essaie ce qui était déjà MA paire de Picon et là, stupeur et tremblements, elles ne m’allaient pas. Mais alors pas du tout. Genre horrible. Pas une question de pointure mais plutôt une question de forme. Dedans, mon pieds était moche, pas du tout mis en valeur, voire même boudiné. Voilà, cela me faisait des gros pieds, comme un jean’s peut faire de grosses fesses.
Comment cela était-il possible ? Quelle fille faut-il être ou plutôt quel pied faut-il être pour porter ces chaussures ?
C’était horrible.
Du coup, je suis sortie dépitée, hagarde, maudissant ces chaussures qui d’une part ne m’allaient pas mais qui d’autre part avaient apporté un nouveau complexe à mon moulin.