Rien n’égal la Grande Muraille.
Elle est majestueuse, effrayante, incroyable. Elle m’a sidérée.
En plus, je suis restée très petite fille et quand je vois “pour de vrai” quelque chose vu dans les livres ou à la TV, je suis toute retournée. Et là ça n’a pas manqué.
Nous avons inévitablement pris la pause avec le drapeau français pour ce grand moment de bravitude très ségolien.
Autre incontournable pékinois, la Cité Interdite. Elle aussi est superbe, chargée d’histoire. On imagine très bien cette ville dans la ville, objet de tous les fantasmes et de toutes les convoitises. Elle m’a donné l’envie de revoir Le Dernier Empereur.
Et enfin, la place Tien An Men, celle que j’attendais de voir pour les mêmes raisons que la Grande Muraille. Personne ne peut s’arrêter sur cette place sans penser à 1989, à cet étudiant chinois le bras pacifique tendu vers les chars qui avancent eux inexorablement. Entre le siège du parti et le mausolé de Mao, trône le portrait de ce dernier. C’est d’ailleurs le seul lieu dans lequel on trouve encore un portrait de lui.
Comble du paradoxe, la place est sous la porte sud de la Cité Interdite, le grand timonier trône donc à l’entrée de la résidence impériale.
Là aussi nous ne sommes pas loin du travestissement…
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