1 milliard de chinois et moi et moi et moi

Pékin ou la bravitude

mai 2, 2007 · Laisser un commentaire

Rien n’égal la Grande Muraille.

Elle est majestueuse, effrayante, incroyable. Elle m’a sidérée.

En plus, je suis restée très petite fille et quand je vois “pour de vrai” quelque chose vu dans les livres ou à la TV, je suis toute retournée. Et là ça n’a pas manqué.

Nous avons inévitablement pris la pause avec le drapeau français pour ce grand moment de bravitude très ségolien.

Autre incontournable pékinois, la Cité Interdite. Elle aussi est superbe, chargée d’histoire. On imagine très bien cette ville dans la ville, objet de tous les fantasmes et de toutes les convoitises. Elle m’a donné l’envie de revoir Le Dernier Empereur.

Et enfin, la place Tien An Men, celle que j’attendais de voir pour les mêmes raisons que la Grande Muraille. Personne ne peut s’arrêter sur cette place sans penser à 1989, à cet étudiant chinois le bras pacifique tendu vers les chars qui avancent eux inexorablement. Entre le siège du parti et le mausolé de Mao, trône le portrait de ce dernier. C’est d’ailleurs le seul lieu dans lequel on trouve encore un portrait de lui.
Comble du paradoxe, la place est sous la porte sud de la Cité Interdite, le grand timonier trône donc à l’entrée de la résidence impériale.

Là aussi nous ne sommes pas loin du travestissement…

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Dunhuang, la vie de province

mai 2, 2007 · Laisser un commentaire

Shame on me… Je ne serai jamais référencée comme blogueuse influente car j’ai oublié, délaissé, abandonné mon journal pendant 15 jours.

Je risque le bannissement de la blogosphère. Entre ça et la probable élection du petit nicolas dimanche, c’est un peu la cata. Enfin bon…

Que dire sur Dunhuang ? C’est un village aux portes du désert de Gobi, très “petite ville de province”, avec sa rue commerçante, son marché et son attraction : les dunes de sable. Elles sont même censées être “chantantes” (traduction littérale de leur nom en chinois).

Inévitablement, nous sommes partis à l’assaut de ces dunes, armés de protège-chaussures orange fluo des plus saillants. Résultat des courses : la route est longue et dure jusqu’au sommet. Trève de plaisanterie, ça m’a fait travailler les cuisses comme jamais mais j’étais assez fière d’être montée au sommet.

J’ai été également très étonnée de la résistance de mes compagnons d’escalades. Eux que je prenais pour des vieux fatigables se sont transformés en grimpeurs vifs et courageux. Remarque c’est logique : ils ont résisté à la canicule en 2003 (oui en 2003 ils étaient déjà vieux), et ça, on a beau dire, ça immunise.

Dunhuang fut le lieu d’un grand moment de plaisir, le “foot massage”. Comme en Thaïlande, la notion de “foot” est assez large puisqu’elle va des pieds effectivement au sommet du crâne. C’est une heure de détente pure, même si le masseur prend toujours un plaisir non dissimulé à appuyer là où ça fait mal. Près cela, on se sent super légère, prête à une nouvelle ascension désertique.

C’est aussi à Dunhuang que l’on a joué à un super jeu : les fausses élections. Chacun d’entre nous étaient invité à passer dans l’isoloir pour 2 tours. L’ADHE est-elle représentative de la population française ? A priori j’aurai dit non, mais les résultats ont pourtant étaient extrêment conformes aux sondages divers et variés (et aux résultats du 1er tour).
- Au 1er tour, Sarko en tête (30%), talonné par Ségo (26%) puis Bayrou (15%). Notons quand même qu’il y a eu une voix pour Le Pen et une voix pour De Villiers. Comment est-il possible que dans ce milieu intellectuel, de prof qui plus est, on compte 2 voix d’extrême-droite sur 80 personnes ? Et qu’on ne me dise pas que c’est un vote contestataire, je n’y crois pas une seconde.

- Au 2ème tour, Sarko l’a emporté avec 52% des voix. Je vous laisse imaginer le sourire béat de certains à l’annonce de ce résultat.

J’espère que l’ADHE n’est pas Pythie, sinon, on est mal pour dimanche…

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