Filip des 2B3
septembre 21, 2009 · Un commentaire
En voilà un titre de billet bien putassié pour vous parler de vernis à ongles ! Et oui, en femme d’affaires avertie, je me dis qu’il faut vraiment que je surfe sur l’actualité pour être googleisable.
Bref, je m’en fous un peu de Filip des 2B3. J’étais déjà trop avancée pour être fan et même si j’avais été plus jeune, je pense que je ne l’aurais pas été. C’était pas complètement ma came les jeunes éphèbes, j’étais déjà sur de l’homme plus mûr, plus torturé, un brin introverti. Ou alors carrément borderline.
Mais bon, un petit clip, c’est toujours cool le vendredi après-midi.
Mais ne nous égarons pas, on est là pour parler vernis à ongles. Je suis fan du vernis, je l’ai dit 12 fois, avec une prédisposition particulière pour le fluo ce qui m’a valu d’être über trend setteuse par rapport à ELLE sur ce sujet. Souvenez-vous
Si je vous dis Thailande, la première chose qui vous vient à l’esprit, je parie que c’est pas le vernis. Et c’est un tort. Les thaï sont folles de beautédespieds / beautédesmains, y en a à tous les coins de rues, c’est une vraie religion, comme les papiers pour ne pas briller et les barrettes bizarres.
Alors que l’on déambulait tranquillos dans les allées du “grand market” de Hua Hin (un des seuls lieux pas complètement pourri par les stands de tee shirt, de sacs vuitton et d’araignées empaillées) je tombe sur ce SUBLIMISSIME stand de vernis à ongles. Jamais de ma vie je n’avais vu quelque chose d’aussi beau (enfin, on se détend, sur le même thème).

Par milliers, des petites bouteilles de vernis s’alignaient, rangées par couleur et en dégradé. C’était superbe.
Et un gros plan pour le plaisir comme dirait Herbert L.

Evidemment, ces gens ont le bon goût de ne pas vendre cela un lingot la bouteille d’un demi-litre qui finit solidifiée par le temps dans un panier de manucure. 1 euro le lot de trois, qui dit mieux ?
Mais là, il m’est arrivé un truc bizarre. Au lieu de prendre 1 bouteille de chaque couleur ce que toute personne saine d’esprit aurait fait, et bien j’ai hésité, j’ai rationalisé, j’ai optimisé, si bien que je suis repartie avec seulement 3 couleurs. Quelles couleurs me direz-vous, mais bon, seulement 3 couleurs. C’est complètement incroyable.
Après plusieurs semaines d’analyse de cette décision ubuesque, je pense que j’ai été victime d’un syndrome de trop plein. Et j’ai l’impression que ce truc, et bien une fois que tu l’as, tu ne peux plus t’en débarrasser, un peu comme si tu avais un staphylocoque du shopping. Il est là, se tient tranquille mais à tout moment, il peut surgir comme un diable de sa boite.
D’ailleurs, pas plus tard qu’hier, alors que nous faisions une promenade dominicale dans le Marais, malgré un lèche vitrine assidu, et bien pas un achat en vue ; une espèce d’impression que tout est pareil, que tout est atrocement cher que j’ai déjà tout 20 fois.
Alors, est-ce que le trop plein est un symptôme de la grippe A ?
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VIP
août 25, 2009 · Laisser un commentaire
Quand on dit que l’argent attire l’argent, c’est pas complètement faux. Et le privilège attire aussi le privilège. C’est logique.
Cet été, banco la caravane, on part en Thailande. mais cette fois, petite nouveauté, voyage en business class – merci Flo et Thierry, merci encore de votre cadeau (évidemment, je me demande maintenant comment je vais faire pour prendre l’avion en classe éco. Bref, c’est un problème de riche, on en conviendra). Et ce voyage en business a déclenché une sorte d’avalanche de privilèges (bon, je m’emballe peut être un peu mais quand même).
Chapitre 1 : l’avion
Je suis fan de trois choses dans l’avion : le repas, la trousse d’accessoires et les films.
Le repas parce que cela me rappelle la dinette et les légos de mon enfance. J’adore les mini plats qui composent le mini plateau, tous bien agencés les uns avec les autres ; c’est un jeu de construction digne d’un tetris en fait. On ne va pas se voiler la face, c’est souvent pas bon, mais j’aime quand même.
La trousse d’accessoires parce que c’est un peu une pochette surprise, même si finalement la surprise est quand même toujours identique : le masque pour dormir, des boules quiès, une brosse à dent, du dentifrice et un peigne. Je me souviens que quand j’étais au collège, nombreuses étaient les filles de ma classe qui avaient recyclé cette trousse en trousse à crayon. Je trouvais que c’était vraiment chouette et j’étais très envieuse de cela. Ce qui était, je m’en rends compte, parfaitement ridicule car mon père qui voyageait pas mal aurait sûrement pu m’en rapporter une si je lui avais demandé. Je ne sais pas pourquoi je ne l’ai jamais fait d’ailleurs. Bref, c’était un objet de convoitise. Donc depuis que je voyage sur des longs courriers et que j’ai la fameuse trousse à chaque fois, je la prends et je la range soigneusement chez moi. Je suis donc à la tête d’une bonne dizaine de trousses au contenu immuable.
Et enfin les films, car ce sont souvent des nouveautés et que ça fait passer le temps. C’est surtout bien quand on a des télés individuelles et qu’on peut regarder ce que l’on veut.Et puis, c’est tellement chic de dire que le dernier tarantino, on l’a vu dans l’avion.
Donc là, en business, c’était un peu la fête car tout est mieux. Le repas est meilleur avec des vrais couverts, des vrais verres et plein de jolis petits plats et soucoupes. La trousse est encore plus belle et plus garnie avec des chaussettes, du baume à lèvre, du rince bouche et une brosse-peigne à cheveux déployable (c’est un concept assez intéressant que je manquerai pas de photographier et de poster). Quant à la télé, je dois reconnaitre que c’était la même chose qu’en éco avec les mêmes films (assez nazes) et les mêmes jeux.
Chapitre 2 : le taxi
Après 12h de vol, nous voici à Bangkok. Autre chose assez fantastique en business, c’est que l’enregistrement se fait à un comptoir dédié ET que les bagages deviennent eux aussi VIP. Du coup, ils arrivent en 1er sur le tapis roulant. C’est pas fantastique ça ? Donc flanqués de nos valises, on part à la recherche du taxi habilement booké de Paris qui doit nous emporter vers Hua Hin à 3h de route de Bangkok. Et là, on voit arriver un énorme 4×4 flambant neuf à la place de la Toyota lambda réservée. Sans qu’on demande quoi que ce soit, ces gens là avaient eu la brillante idée de nous surclasser. On se regarde avec mon amoureux, l’air entendu comme si on avait fait un mauvais coup, mais ravis de notre sort. Du coup, j’ai pu dormir tout le long du chemin dans ce tank confortable à souhait – sûrement pas très eco friendly mais bon, après un Paris Bangkok en 747, qu’est-ce que c’est que 250 km en 4×4 ?
Une fois arrivés à l’hotel, on fait le check in et là, rebelotte de l’upgrade : à la place de la villa de base que l’on avait réservée (bon la base fait quand même 3 fois notre appart parisien en terme de superficie et a sa piscine privée), à nous la villa “Deluxe”, deux fois plus grande.
D’aucuns parleraient de coup de bol, voire de chance, mais j’y vois plutôt une application de cette fameuse maxime : l’argent attire l’argent, le privilège attire le privilège.
Et ouais. Quand tu fais tes courses chez Lidl, je suis sûre que statistiquement, tu tombes jamais sur le taxi en merco mais plutôt sur celui en 405 défoncé qui sent qui le chien. Quand tu voyages en seconde dans le TGV, tu as toujours un con pour manger un sandwich au saucisson à l’ail fait maison à côté de toi. Salauds de pauvres.
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Tagué : business class, thailande, voyage
Ma rédemption
juillet 23, 2009 · Laisser un commentaire
Je suis sauvée.
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We are the world
juin 26, 2009 · Laisser un commentaire
Quand j’étais petite fille, je voulais être Jill. Elle était tellement forte et belle avec ses longs cheveux blonds.
Et puis drôlement courageuse.
Et bien habillée.
Bref, cette drôle de dame était un modèle. Certaines de mes copines avaient une préférence pour Kelly, la brune. Mais rarement on voulait être Sabrina. Peut être un problème de coupe de cheveux pas assez aspirationnelle comme on dirait dans la pub.
Je me souviens que la série “Les drôles de dames” était diffusée le samedi après-midi, j’adorais la regarder. C’était ma préférée avec Super Jaimie. Avec mes copines, on s’amusait à rejouer les épisodes dans le salon des parents ou dans le jardin. On remuait la tête avec nos coupes au bol (merci Stone) pour faire bouger nos cheveux comme elles le faisaient, en courant après des méchants imaginaires. C’était super chouette.
Et c’est à peu près au même moment que j’ai découvert Mickaël Jackson.
Je me souviens très bien de la première fois où j’ai vu un vidéo clip à la télé. C’était un samedi soir, devant Champs Elysées et c’était Thriller et c’était lui.
Ça m’avait fait super peur, j’ai eu l’impression pendant de longues semaines après que des zombies étaient cachés sous mon lit. Le lundi matin, toute l’école primaire ne parlait que de ça. Non seulement nous venions de découvrir ce qu’était un clip, mais en plus, on venait de rencontrer un chanteur qui allait marquer la fin de notre enfance et toute notre adolescence.
Je n’ai jamais été fan de Mickael Jackson, je n’ai pas acheté ses albums quand j’étais ado, j’ai pas non plus porter de pantalon court avec mocassin ET chaussette blanche. J’ai fait d’autres erreurs en terme de look, mais celle-ci, non.
Mais il n’empêche que je connais sa musique, qu’elle a accompagné presque 30 ans de ma vie. J’ai dansé et je danse encore sur tous ses tubes. Je me foutais un peu de ses frasques, de savoir qu’il dormait dans un caisson à oxygène ou qu’il vivait à Disneyland avec des petits garçons. Ce mec était une star de mon enfance, la star qui m’a fait basculé de Chantal Goya à la pop.
Alors hier soir, quand j’ai branché Itélé en rentrant tard et que j’ai appris qu’il était peut être mort (car à ce moment là, il n’était pas complètement mort), et bien ça m’a fait bizarre. Et ce matin, je suis restée collée à ma radio pour écouter sa mort pour de vrai. Et pourtant, en écoutant Billie Jean, j’avais envie de danser.
Alors en l’espace d’une journée, de géants de mon enfance ont disparu et c’est étrange comme sentiment. Comme si d’un coup d’un seul on prenait conscience que l’on avait vieilli.
Heureusement que Casimir est immortel, j’aurais vraiment pas aimé perdre un mythe de plus.
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J’adore…encore !
mai 26, 2009 · Un commentaire
Parce qu’après USA for Africa et Chanteurs sans frontières, fallait oser Save the traders, une charity song pour venir en aide à nos pauvres traders ruinés.
Et ils l’ont fait. Je suis fan.
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Tagué : save the traders, subprimes, traders
La nouvelle star, date limite de consommation…
mai 5, 2009 · 2 commentaires
Pour Boris, ce soir, c’était soirée disco. Et ben pour moi, et après cette référence de très haut niveau, c’est soirée Nouvelle Star. Ca fait 2 ans que je n’ai pas regardé. Depuis Julien en fait.
Mais comme ce soir, Julien fait son come back en tant que “coach” de certains petits aspirants, évidemment, je regarde.
Le 1er à se produire est un garçon dont j’ai déjà oublié le prénom. A mi-chemin entre Chris Isaak et un étudiant en école de commerce à tendance publicitaire (ça doit être l’effet lunettes à grosse monture noire). Je sais, c’est un mélange des genres assez étonnant. Donc, ce garçonsansprénom se lance dans Oasis. Très clairement, on sentait la Goldy Touch mais sans le principal intéressé, ben ça marche moyen. Donc il a massacré Wonderwall sans vergogne. Enfin en tout cas, moi j’ai trouvé ça nul. Ce n’est manifestement pas l’avis du jury qui lui mis que des bleus.
La n°2, dont j’ai également oublié le prénom, a tenté un Frozen de Madonna. Et là, ben on se rend compte que n’est pas Madonna qui veut. La pauvre cocotte s’est perdue en vocalises assez navrantes.
Ca y est, je suis atterrée. Non seulement parce que j’ai déjà oublié les prénoms de ces 2 pioupioux et ce malgré les rappels de M6 pour envoyer des millions de SMS. Mais aussi parce que je les trouve nazes. En plus, je tente également de twitter en même temps, genre je suis trop hype de twitter mes impressions en direct. Et là, j’ai l’impression que je crie dans le désert. Bref, est-ce que cela ne sentirait pas un peu la vieillesse qui pointe son nez ?
Genre je ne comprends plus les jeunes, je n’arrive pas à me mettre vraiment aux nouvelles technos mais je veux quand même faire genre j’en suis, j’ai moins de 50 followers sur Twitter et mon niveau d’amis de FB stagne dangereusement depuis 6 mois.
Face à cette décrépitude annoncée, j’ai quand même vécu un grand moment de joie en lisant ELLE cette semaine (je ne sais plus si je me suis déjà exprimée sur le fait que c’est vraiment nul d’avoir ELLE le samedi et non plus le lundi ?). En effet, la rédac. annonce le grand retour du fluo sur les ongles cet été et propose une sélection de vernis ad hoc. Et bien non seulement je m’y suis mise l’an dernier au fluo sur les ongles, mais en plus, j’avais déjà acheté la marque citée et vendue en exclusivité chez Colette. Et voilà. Ce ne sont pas les mecs qui twittent qui peuvent en dire autant et qui savent où trouver du vernis fluo Uslu Airlines.
Mon dieu, je vois que j’ai complètement perdu le fil de la Nouvelle Star. N°1 et un inconnu viennent d’interpréter “Est-ce que tu viens pour les vacances ?”. Rien à dire, c’était sharp. C’est toujours sharp cette chanson.
Heureusement, Julien vient de prendre le micro, je gagne d’un coup d’un seul 2 ans. J’ai 25 ans, ni rides ni boutons. La vie est belle.
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J’accuse
mars 15, 2009 · 4 commentaires
C’est l’histoire d’un couple, heureux, épanoui, avec 2 enfants. Une petite fille d’un peu plus de trois ans et un petit garçon de dix mois.
C’est un couple qui vit dans la jolie banlieue ouest, qui n’a pas de soucis, qui travaille. Un couple tranquille qui pourrait être de vos amis.
Et puis un jour, la machine dérape.
Un soir, à 21h, la police débarque chez eux pour leur retirer la petite fille car ils sont soupçonné de maltraitance. Oui, c’est le médecin scolaire qui a détecté des traces suspectes et qui a fait un signalement aux services sociaux. La machine judiciaire s’est mise en marche et rien ne peut l’arrêter, ni les protestations de la mère – le père n’est pas encore rentré – ni les pleurs de la petite fille. Elle est donc emportée par cinq flics un jeudi soir du mois de mars.
C’est la stupéfaction, un cataclysme. Que s’est-il passé ? Est-ce que ce couple sans histoire peut maltraité son enfant ?
Puis le lendemain matin, c’est un couple qui se rend chez son avocat et qui est entendu par la police. Garde à vue de quelques heures.
Et enfin, 24 heures après le début de cette histoire, ils sont disculpés, blanchis et peuvent aller récupérer leur petite fille de trois ans qui vit depuis un jour dans un centre de prise en charge pour enfants maltraités.
Ce couple a repris le cours de sa vie après 24h hors du temps. Lundi, il faudra aller travailler, il faudra amener la petite à l’école, cette fameuse école d’où tout est parti.
Ce couple sont mes amis, des amis incroyablement proches et chers.
J’ai vécu avec eux cet ouragan qui s’est abattu sans prévenir. J’ai encore dans les oreilles les larmes étouffées au téléphone d’elle me prévenant qu’il y avait un problème. J’ai dans les yeux le regard de ce père qu’on accuse du pire. Je me souviendrai toute ma vie de la voix de l’officier de police me prévenant de leurs gardes à vue. A leur côté, j’ai vécu les 24 heures les plus extraordinaires, au sens premier du terme, de ma vie, un scénario de film d’horreur sans hémoglobine. Et aussi vite que cela avait commencé, cela s’est arrêté. Moi aussi j’ai repris le cours de ma vie.
Je m’interroge juste un peu plus sur la société dans laquelle on vit, une société où le principe de précaution est appliqué à son paroxysme, où l’on est coupable avant d’être innocent. C’est peut être parce que j’avais oublié cette idée du gouvernement qui voulait faire tester les enfants de 3 ans pour détecter d’éventuels délinquants tueurs en série.
Une société qui peut enlever une petite fille en pyjama, prête à aller se coucher, pour aller la placer dans un foyer, sans que quiconque n’ait vérifié les soupçons d’un médecin scolaire qui confond un bleu avec un angiome.
Une société qui permet à d’autres de jeter l’opprobe sur des gens bien au nom de la prévention. La dénonciation calomnieuse, sous prétexte de rendre la communauté plus propre n’est pas sans me rappeler un certain gouvernement.
Alors, si j’avais eu le talent de Zola, j’aurai hurlé un “j’accuse” pour que cela ne se reproduise plus.
Mes chers amis, je vous souhaite de reprendre votre douce vie là où vous l’aviez laissée jeudi à 18h. Avec tout mon amour.
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